RESISTANCE OR CAPITULATION? THE DYSTOPIAN MODE IN LOUISE O’NEILL’S REPRESENTATION OF WOMEN
- Revue Fulbright , 1 (1) : 339-372
Résumé
Depuis ses débuts en 2014, l’œuvre de Louise O’Neill a suscité une réception critique controversée. Si certains critiques soulignent une exploration poignante de l’oppression des femmes dans la société occidentale contemporaine, d’autres déplorent une vision pessimiste du patriarcat en Irlande et une incapacité à subvertir les conceptions traditionnelles de la fémininité. Une question demeure cependant : pourquoi cette tension persiste-t-elle ? En s’appuyant sur des références intertextuelles avec La Servante Écarlate de Margaret Atwood et sur la théorie postféministe, cette étude examine les stratégies narratives et les politiques qui sous-tendent la caractérisation d’O’Neill et soutient que sa représentation des femmes s’inscrit dans le parcours pessimiste de résistance typique du protagoniste dystopique, une stratégie narrative qu’elle déploie pour exposer les pièges de la féminité postféministe. Ainsi, cette étude situe l’écriture d’O’Neill dans la tradition dystopique mais met également en évidence la dystopie comme un mode littéraire flexible qui renforce la critique des idéologies postféministes.
Mots-clés
Louise O’Neill, dystopie, postféminisme, Margaret Atwood, La Servante Écarlate