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COMMUNICATION

Evaluation des connaissances et des pratiques des mesures de biosécurité dans la commune de Loumbila (Oubritenga), Burkina Faso : perception des pisciculteurs et implications pour la gestion sanitaire

  • 4eme Congrès de la Société Burkinabè de Santé Publique , - : 32-32
Discipline : Sciences biologiques
Auteur(s) :
Auteur(s) tagués : KPODA Dissinviel Stéphane
Renseignée par : KPODA Dissinviel Stéphane

Résumé

Introduction : L’aquaculture, bien qu’en pleine expansion mondiale, reste marginale au Burkina Faso, avec une consommation annuelle de poisson estimée à 3,5 kg par habitant, contre 20 kg au niveau mondial. Introduite dans les années 1950, la pisciculture représente une alternative stratégique face à la baisse des captures halieutiques et un levier potentiel pour la sécurité alimentaire. Dans la commune de Loumbila, cette activité connaît un développement récent, entravé par des contraintes sanitaires liées aux maladies aquatiques. La biosécurité, essentielle pour prévenir l’introduction et la propagation des agents pathogènes, demeure peu maîtrisée par les pisciculteurs. Cette étude visait à évaluer les connaissances et les pratiques de biosécurité des pisciculteurs de Loumbila, à identifier les lacunes et à proposer des recommandations. Matériel et méthodes : Une enquête transversale a été menée auprès de 23 exploitants sélectionnés par choix raisonné, à l’aide de questionnaires semi-structurés et d’observations directes. Les données ont été analysées de manière descriptive sous Excel. Résultats : Les résultats ont révélé que la majorité des pisciculteurs étaient des femmes (52 %), adultes (78 %), souvent mariées (78 %) et peu expérimentées (65 % ont moins de deux ans de pratique). Bien que 78 % aient entendu parler de biosécurité, seuls 11 % en connaissaient la définition exacte et 65 % n’ont reçu aucune formation. Les pratiques les plus courantes incluaient le nettoyage du matériel, la quarantaine des poissons malades et l’incinération des cadavres. Toutefois, des lacunes persistaient : absence de pédiluves, faible surveillance de la qualité de l’eau et partage de matériel. Conclusion : L’étude conclut à la nécessité de renforcer la formation, la sensibilisation et l’accompagnement technique pour garantir la durabilité et la rentabilité de la pisciculture à Loumbila.

Mots-clés

Pisciculture, Biosécurité, Sécurité alimentaire, Formation, Contrainte sanitaire, Durabilité.

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