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Approvisionnement en eau potable en milieu urbain dans les quartiers informels de la ville de Boromo (Burkina Faso) : entre accommodements locaux, enjeux socioéconomiques et risques sanitaires

  • Annales de l’Université de Moundou, Série A - Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaine , 9 (1) : 57-91
Discipline : Géographie
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Auteur(s) tagués : YAMEOGO Joseph
Renseignée par : YAMEOGO Joseph

Résumé

La pénurie d'eau potable est l'un des plus grands défis auxquelsl'humanité est confrontée aujourd'hui. La ville de Boromo, notamment ses quartiersinformels, est plus touchée par le problème de l'eau en raison de la migration, del'orpaillage, de l'exode rural et de l'afflux de réfugiés internes, qui entraînentune demande croissante en eau. La présente étude vise donc à analyser les modesd'approvisionnement en eau potable des habitants de ces quartiers et les enjeuxsocio-économiques et sanitaires qui en découlent. Pour ce faire, une revue de lalittérature sur le sujet de recherche, des enquêtes auprès de 246 ménages et desobservations directes sur le terrain ont été réalisées. Il a été constaté que lesménages utilisent plusieurs sources d'eau potable telles que les puits (3,70%), lespompes à motricité humaine (29,60%), les bornes-fontaines (66,70%) et l'eau en sachets vendue dans les boutiques de quartier surtout pendant la période la canicule. La quantité d'eau disponible dans le ménage dépend toutefois de lataille du ménage, qui varient entre cinq (05) et neuf (09) personnes, de l’originede l’enquêté (autochtone et refugiés internes) et de la distance parcourue, quioscille en moyenne entre 700m et 4km selon les secteurs de la ville. Du reste,l’étude montre que les multiples modes d'accès à l'eau dans ces quartiersprécaires soulèvent des enjeux socio-économiques et des risques sanitaires. Ainsi,le rôle de la femme dans le ménage est davantage reconnu par la famille.Cependant, ces différents modes d'accès à l'eau provoquent des conflits entreusagers, entraînent l'alimentation tardive des enfants le soir (22h), et des pertesfinancières qui varient entre moins 15 000FCFA/an et 175 000FCFA/an en raisonde la perturbation des activités économiques causée par le temps d'attente pourl'accès à l'eau. Par ailleurs, la consommation de l'eau des puits et des pompesentraîne des risques sanitaires comme la prolifération des moustiques, auxquelsles autorités municipales doivent faire face, notamment en assurantl'assainissement de l'environnement des ouvrages hydrauliques et en augmentantle nombre de bornes fontaines dans les différents quartiers de la ville.

Mots-clés

eau potable, enjeux sociaux, enjeux économique, risque sanitaire, Boromo

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