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COMMUNICATION

Pancréatite aiguë : quelle prise en soins en 2023 ?

  • 3ème Congrès de la Société Burkinabè d'Hépato­ Gastro-entérologie et d'Endoscopie Digestive : 186-187
Discipline : Médecine clinique
Auteur(s) :
Renseignée par : SOUDRE ÉPOUSE HEMA Sandrine Marie-Odile Bobilwindé

Résumé

Introduction :
La pancréatite aiguë est une urgence médico-chirurgicale. C’est
l’inflammation aiguë de la glande pancréatique secondaire à
une autodigestion. Elle est le plus souvent bénigne (80% des
cas) mais reste grave dans 20% des cas. Le but de notre
travail était de préciser les modalités de la prise en soins de
la pancréatite aiguë en 2023 dans notre contexte.
Prise en soins en 2023 :
selon les recommandations internationales de 2022, le
diagnostic de pancréatite aiguë peut être retenu devant
la présence de deux au moins des trois signes suivants
: une douleur abdominale de type pancréatique, une
lipasémie supérieure à trois fois la normale ou une
imagerie (Tomodensitométrie ou Imagerie par Résonance
Magnétique) en faveur. La lipasémie ne devrait être dosé
qu’une fois pour établir le diagnostic positif. Elle ne doit pas
être utilisé comme un élément de surveillance. En dehors des
cas de doute diagnostique, le moment idéal de réalisation
de la tomodensitométrie (TDM) pour apprécier la gravité se
situe entre la 72ème et la 96ème heure. Le diagnostic de
gravité repose sur l’appréciation du terrain, la recherche
de l’existence d’un syndrome de réponse inflammatoire
systémique (SRIS) et son évolution, une défaillance viscérale
et/ou une complication locale (nécrose, abcès, pseudo-kyste).
Le bilan étiologique initial comportera les transaminases, les
triglycérides, la calcémie et l’échographie abdominale qui
doivent être évalué dès l’admission. Une IRM pancréatique, une TDM à distance et/ou une écho endoscopie pourront être
réalisé devant un bilan initial négatif. L’écho-endoscopie n’est
pas disponible dans notre contexte.
En cas de pancréatite aiguë bénigne, il faudra hospitaliser
le patient en unité simple, le mettre sous diète jusqu’à
amendement de la douleur, administrer un antalgique
adapté, faire une réhydratation hydro-électrolytique et éviter
l’antibiothérapie systématique.
Devant une pancréatite aiguë sévère, le patient est hospitalisé
idéalement en réanimation. Il est mis sous diète avec une
nutrition entérale, une réhydratation hydro-électrolytique,
une antibiothérapie adaptée au germe en cause. D’autres
mesures thérapeutiques peuvent être nécessaire selon le type
de complication (drainage, résection d’un pseudo kyste, …)
Conclusion
Le diagnostic de pancréatite aiguë est généralement aisé.
La lipasémie ne devrait être dosé qu’une fois. Il faudrait
éviter l’antibiothérapie systématique et assurer une nutrition
entérale précoce. Toute la problématique dans notre contexte
reste la difficulté de la mise en place d’une nutrition entérale
et la possibilité d’identification des germes en cause en cas
d’infection conduisant souvent à l’administration systématique
d’antibiotiques.

Mots-clés

Pancréatite aiguë, lipasémie, Ouagadougou , Burkina Faso

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