Penser le terrorisme: d'où vient notre mal?
- REVUE INTERNATIONALE DONNI (RID) , 2 (2) : 369-380
Résumé
La responsabilité humaine devant le mal du terrorisme est partagée. La société est malade et meurt de sa propre faute, celle qui lui vient de la discrimination, de l’exclusion, du déni et de l’égoïsme de l’un vis-à-vis de l’autre. Le terrorisme se nourrit, en silence, dans les familles, les sociétés, les démocraties au mépris du droit, de l’idéal collectif de paix, du souci de l’autre et de la patrie. Ce texte comprendre le terrorisme à travers ses origines, causes, manifestations et conséquences pour l’humain. Le terrorisme est, en effet, ce fléau devenu universel dans lequel se fourvoie l’humain et qui consiste en l’amplification de l’horreur de la mort, en la destruction massive de biens et d’intérêts communs au nom de motivations et de raisons le plus souvent inconnues ou ignorées des victimes. L’éducation, comme lieu de culture de l’humanisme et de célébration de la sacralité de la vie en général, est une alternative au terrorisme. Elle renvoie à l’élévation des défenses de la paix dans l’esprit des jeunes, à la promotion des valeurs communes de liberté, de respect de la dignité, de solidarité, d’égalité et de citoyenneté qui sont gages du renforcement de la résilience des peuples.
Mots-clés
exclusion, radicalisation, terrorisme, éducation, paix.