Approche endoscopique des pathologies œsophagiennes chez l’enfant à Ouagadougou
- Deuxième congrès de la Société Burkinabè de néphrologie : 95-95
Résumé
Introduction : Les pathologies œsophagiennes de l’enfant sont fréquentes et variées.
La connaissance des profils sociodémographique et diagnostique permet d’optimiser
la prise en charge. Le but de notre travail était de décrire les caractéristiques
sociodémographiques et diagnostiques de la pathologie œsophagienne chez l’enfant.
Objectifs : Etudier la pathologie œsophagienne chez l'enfant à Ouagadougou
Méthodologie : Il s’est agi d’une étude transversale à collecte rétrospective de données
du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024 dans deux centres hospitaliers universitaires
et un centre privé de Ouagadougou. Ont été inclus les patients ayant un âge inférieur
ou égal à 16 ans et présentant une atteinte œsophagienne à l’endoscopie digestive
haute. L'anonymat et la confidentialité des données ont été respectés.
Résultats : Nous avons colligé 131 cas. Le sex-ratio était de 1,01. L’âge moyen était
de 8,5 ans avec des extrêmes d’un et 16 ans. Il s’agissait essentiellement d’élèves
(68,7% des cas) et d’enfants d’âge préscolaire (26%). Les principales indications de
l’endoscopie digestive haute (EDH) étaient les épigastralgies (33,6% des cas),
l’ingestion de caustique (17,5%), les vomissements et la douleur abdominale, 12, 9%
des cas chacun. L’EDH retrouvait essentiellement des œsophagites peptiques (71,7%)
et des hernies hiatales (41,2%). Les œsophagites peptiques étaient exclusivement de
stade 1. Une sténose œsophagienne (4,6%), des œsophagites caustiques (3,8%),
mycosiques (3%), des varices œsophagiennes (2,3%) et des méga-œsophages (1,5%
des cas) étaient également répertoriés. Aucun cas de cancer œsophagien n’a été
retrouvé. Les gastropathies (56,5% des cas), le reflux biliaire duodéno-gastrique
(27,5%) et les duodénopathies (7,2%) étaient les affections gastroduodénales
associées les plus observées.
Discussion : Les pathologies œsophagiennes chez l’enfant sont principalement
bénignes. Ces résultats indiquent que dans cette population, les lésions
œsophagiennes graves sont rares.
Conclusion : La connaissance des profils sociodémographiques et diagnostiques
permet de mieux cibler les indications endoscopiques. Elle pourrait ouvrir la porte au
développement de protocoles pédiatriques endoscopiques adaptés au contexte
africain.
Mots-clés
Endoscopie digestive haute, Pathologie oesophagienne, enfant, Ouagadougou , Burkina Faso