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COMMUNICATION

IMPACT PSYCHO-SOCIAL DES AMENORRHEES CHIMIO-INDUITES (ACI)CHEZ DES PATIENTES ATTEINTES DE CANCER DU SEIN SUIVIES AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE (CHU) DE BOGODOGO

  • 11ème congrès de la SOGOB : 26-35
Discipline : Médecine clinique
Auteur(s) :
Auteur(s) tagués : BAMBARA Hierrhum Aboubacar
Renseignée par : BAMBARA Hierrhum Aboubacar

Résumé

INTRODUCTION : La prise en charge systémique du cancer est pourvoyeurs d’effets secondaires dont l’aménorrhée chimio induite chez la femme présentant un cycle menstruel normal. Elle est source d’angoisse chez bon nombre de patientes et perçue différemment selon les contextes culturels et sociétaux. Le but de notre étude était de faire un état des lieux de l’impact psychosocial des aménorrhées chimio induites chez les patientes atteintes de cancer du sein suivies au CHU de Bogodogo.
PATIENTES ET METHODES : Etude prospective à visée descriptive du 1er septembre au 30 novembre 2024 dans le service oncologie hématologie clinique du CHU-B. Concernait les patientes âgées de moins de 45 ans présentant un cancer du sein, réglée avant le début de la chimiothérapie et présentant une aménorrhée chimio-induite. L’impact psycho-social a été évaluée à travers les échelles de dépression de HADS (Hospital Anxiety and Depression Scale) et Hamilton.
RESULTATS : nous avons colligés 51 patientes. L’âge moyen était de 40,76 ± 4,62 ans. Les femmes de plus de 40 ans étaient les plus atteints soient 58,82 %. Les patientes mariées représentaient 63,83 % des cas. Les patientes étaient stressées dans 98,04 % ; 72,55 % des patientes se sentaient tristes ; 29,41 % se sentaient irritables ; 58,82 % avaient des troubles de sommeil a type d’insomnie ; et 21,57 % avaient un repli sur soi. 56,84 % avaient eu leur désir sexuel pour leur partenaire diminué ; 64,68 % la fréquence de leur rapport sexuel diminué ; 47,04 % étaient moins satisfaites des rapports sexuels avec leurs partenaires. Pour le suivi et soutien 39,22 % patientes ont souhaité d’être orientée vers un spécialiste de fertilité et 66,67 % vers un spécialiste de santé mentale.
Conclusion : l'aménorrhée chimio-induite est une complication fréquente et complexe dans la prise en charge du cancer du sein avec un impact psychosocial évidente chez les patientes. Ainsi les consultations d’onco-fertitiltés et la conservation d’ovocytes avant toute chimiothérapie reste nécessaires pour le bien-être des patientes.

Mots-clés

impact psychosocial, aménorrhée chimio-induite;CHU Bogodogo

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