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Epidemiological profile and environmental determinants of Plasmodium falciparum infection in villages surrounding the soum Agropole; Burkina Faso

  • Malaria journal , 25 (1) : 57-57
Discipline : Sciences biologiques
Auteur(s) :
Renseignée par : ZIDA Adama

Résumé

Contexte : La construction de barrages et de systèmes d’irrigation, envisagée comme mesure de résilience face à l’insécurité alimentaire croissante et à la pénurie d’eau, peut accroître le risque de paludisme dans les zones endémiques. Cette étude vise à évaluer le portage clinique et asymptomatique de Plasmodium falciparum tout au long de l’année et à explorer son association avec des facteurs socio-économiques et climatiques à Nanoro, au Burkina Faso.

Méthodes : Des enquêtes mensuelles auprès des ménages ont été menées de mars 2022 à février 2023 dans cinq villages situés à des distances variables (3 à 40 km) du barrage de Soum, dans le bassin versant du district sanitaire de Nanoro. Des données sociodémographiques, météorologiques et économiques ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire standardisé. Des échantillons de sang capillaire ont été analysés par microscopie pour détecter une infection à Plasmodium falciparum. Un modèle de régression logistique à effets mixtes, ajusté pour les facteurs socio-économiques et environnementaux, a été utilisé pour évaluer la probabilité d’infection et analyser la contribution des facteurs au niveau du village et du mois au risque d’infection palustre.

Résultats : Au total, 13 786 participants ont été inclus. La prévalence globale du portage asymptomatique (24,5 %) était supérieure à celle des cas cliniques (19,5 %). La prévalence du paludisme sur 12 mois (cas cliniques et portage asymptomatique) était de 39,6 % (IC à 95 % : 38,79-40,42), le taux le plus élevé (42,1 % ; IC à 95 % : 40,7-43,47) étant observé à Soum, près du barrage, et le plus faible (33,2 % ; IC à 95 % : 31,21-35,32) à Séguédin, situé loin du barrage. Indépendamment du village et de la période de transmission, les participants âgés de 5 à 19 ans présentaient la prévalence la plus élevée d'infection palustre, avec des valeurs allant de 43,6 % (IC à 95 % : 38,34-49,01) à Séguédin à 69,4 % (IC à 95 % : 64,94-73,57) à Soum. De façon inattendue, les précipitations mensuelles, mesurées en millimètres, étaient associées à une diminution du risque d'infection palustre (OR = 0,77 ; IC à 95 % : 0,66-0,9).

Conclusion : Le risque d’infection palustre était plus élevé dans les villages proches du barrage, Soum présentant la prévalence la plus forte et Séguédin la plus faible. Cette étude met en évidence l’impact de la construction du barrage sur le profil épidémiologique du paludisme et souligne la nécessité d’approches multisectorielles intégrant la santé, la gestion de l’eau et des interventions socio-économiques pour lutter contre le risque d’apparition de la maladie.

Mots-clés

Transmission de Plasmodium falciparum ; Barrage artificiel ; Burkina Faso ; Soum.

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