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D’une génération à l’autre. Les Burkinabè dans l’économie de plantation en Côte d’Ivoire

  • Les Cahiers de l'IREA , (53) : 15-42
Discipline : Sociologie
Auteur(s) :
Renseignée par : ZONGO Mahamadou

Résumé

Les migrations burkinabè sont caractérisées par leur forte
dimension rurale. De la Gold Coast au début du XXe
siècle à la
colonie ivoirienne à partir des années 1930, de nombreux migrants
burkinabè se sont orientés dans l’économie de plantation. Particu￾lièrement en Côte d’Ivoire, à la faveur d’une part, de l’ouverture
des différents fronts pionniers des années 1930 jusqu’à la fin des
années 1980 et, d’autre part, de la politique migratoire et foncière
libérale du Président Félix Houphouët Boigny, les migrants
burkinabè se sont massivement engagés dans l’économie de
plantation, initialement comme fournisseurs de main-d’œuvre
avant de devenir propriétaires de leurs propres plantations majo￾ritairement. Grâce à la mobilisation de la main-d’œuvre familiale
et communautaire, à la diversification des activités ainsi que
l’accès à des services qu’offraient les multiples réseaux commu￾nautaires, ils ont pu affronter la crise économique des années 1980
avec un peu plus de résilience que les autres planteurs.
Mais l’émergence de l’ivoirité sur la scène nationale et son
pendant rural, l’autochtonie, à partir des années 1990 accom￾pagnée du renouvellement des arènes locales à la suite du retour
des jeunes urbains tendent à mettre en cause la place des migrants
dans les zones d’accueil. La fin des réserves de forêts, surtout dans
le contexte de cette nouvelle configuration, apparait comme
élément susceptible d’impacter la nature, la place et le rôle des
migrants burkinabè dans l’économie de plantation

Mots-clés

migration burkinabè, économie de plantation, fronts pionniers, autochtonie, arènes locales

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