Foncier et gouvernance migratoire en milieu rural. Les relations intercommunautaires à l’épreuve de la marchandisation de la terre
- Journal International des Sachants , A paraitre : 5-21
Résumé
Depuis l’époque coloniale, les politiques de développement ont favorisé le développement de puissants courants migratoires, internes et internationaux, qui se sont maintenus voire amplifiés après les indépendances. Développées en dehors de toute intervention directe des États, ces migrations se sont progressivement structurées autour de l’institution du tutorat qui a permis la structuration des réseaux reliant les zones de départ aux zones d’arrivée d’une part, et, d’autre part, l’insertion socioéconomique du migrant dans les zones de destination. Le foncier a été ainsi utilisé par les autochtones comme un instrument d’insertion des migrants tout en gardant le contrôle politique de leur « pays ». Cependant avec les évolutions, parfois radicales, des contextes socioéconomiques ainsi que le renouvellement des générations, la place et la représentation de terre ont évolué et autorisé sa marchandisation. Ce processus, dont les conséquences ont remis en cause les modalités d’accueil et les mécanismes de contrôle des migrants, a ouvert une remise en cause des modalités de gestion des relations intercommunautaires.
Mots-clés
Foncier, PDI, Cohésion sociale, Crise sécuritaire, Burkina Faso